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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 19:57

Chapitre 2

 

La journée du 10 mai se déroule sans incident et l’on est informé que notre départ est programmé le lendemain matin. Tous les Goum sont concernés ainsi qu’un bataillon de tirailleurs, un bataillon de la coloniale et de l’artillerie, le tout constituant la colonne volante, sous les ordres du colonel Brulard de la légion étrangère.

 

Dès l’aube, nous partons pour Fès et je fais partie de l’arrière garde. A peine avons-nous parcouru 6 kilomètres que l’avant-garde se trouve brutalement engagée. De l’arrière, sur une crête, j’assiste aux effets produits par nos obus sur les groupes de dissidents qui ne tardent pas à se replier, deux heures plus tard, mais trois goumiers à pied ont été sérieusement blessés.

 

Tandis que nous passons devant les marabouts de Sidi Ayech, un de nos goumiers, éclaireur de l’arrière-garde, met pied à terre pour tirer de l’eau d’un puits.

Pendant cette exhaure, il voit venir à lui une trentaine de cavaliers au galop et n’a que le temps, sous une grêle de balles, de sauter sur son cheval, une bête excellente de rapidité. Bien que poursuivi par les Marocains, il a le courage de descendre de cheval pour décharger sa carabine sur ses poursuivants les plus proches, blessant l’un d’eux.

 

Comme le peloton est composé, en majeure partie, de jeunes recrues, promptes à utiliser leur carabine pour jouer à la petite guerre, il faut discipliner ces jeunes guerriers et les aguerrir, sous le feu de l’ennemi. Nous faisons ainsi de l’école de peloton, à moins de 500 mètres de l’ennemi, faisant évoluer les cavaliers, en rangs serrés, sabre à la main et carabine dans le dos.

Tout le long de la route, nous sommes accrochés par de petits groupes mobiles qui nous harcèlent de loin car pas assez forts pour engager un combat réel et soutenu. Nous ne répondons pas à leurs provocations.

 

On peut citer ici l’héroïsme du maréchal des logis Nicol appartenant à la colonne de ravitaillement Gouraud, attaqué à la tête d’un convoi léger près de Kenitra par plus d’une centaine de Marocains. Après avoir disposé ses voitures en cercle, il commande le feu. L’étreinte se resserrant, Nicol charge, sabre à la main tout seul pour finir frappé d’une balle au front puis poignardé. Deux de ses hommes se jettent à la mer et rejoignent Medhia à la nage tandis que la majorité des autres sont massacrés.

 

 A l’entrée de la plaine des Beni Hassen, zone pourvue d’immenses marécages dans lesquels l’infanterie se déplace difficilement, la fraîcheur, enfin, nous réconforte. L’endroit où nous installons notre camp se nomme Mechra-Remla ou gué de sable, à proximité de l’oued Tiflet.

Les six Goum sont réunis à l’étroit, dans un petit carré de sable entouré de cactus et, malgré la vigilance des gardes d’écurie, les chevaux, trop serrés se battent et arrachent leurs piquets qui ne tiennent pas dans le sable.

 

Vers onze heures du soir, nous entendons au loin une fusillade très nourrie et quasi continue mais nous ne sommes pas dérangés, car avant d’entrer dans le camp, les rôdeurs et dissidents doivent au préalable affronter et forcer la résistance de plusieurs petits postes de garde.

 

Le 12, la colonne reste à Mechra-Remla. De temps à autre, des Marocains isolés et rôdeurs viennent nous saluer de quelques balles mais leur tir peu précis ne m’empêche pas d’aller prendre des barbeaux dans l’oued qui coule au pied du camp. Cela agrémente le repas du soir, composé d’un morceau de kessera, du riz à l’eau et au sable et un morceau de viande, sorte de semelle cuite sous la cendre.

 

Le 13 mai, nous levons le camp sous une pluie diluvienne, appréciée par les seuls fantassins car le sable mouillé, plus ferme sous le pied, facilite la marche. Toujours des marais alors que nous nous dirigeons vers Lalla Ito, localité située à une douzaine de kilomètres de là. Rapidement, nous apercevons au loin la fumée émise par de grands feux, signaux d’alerte et de mobilisation de la part des Marocains. J’ai la satisfaction d’appartenir à l’avant-garde et bientôt des cavaliers ennemis se détachent à l’horizon et viennent au-devant de nous, déposant des fantassins montés en croupe qui déchargent leurs armes avant de faire demi-tour, devant notre attitude ferme et résolue. Le terrain est accidenté et coupé de nombreux secteurs marécageux dans lesquels il est encore imprudent de s’engager.

 

Notre cavalerie a mis au point une tactique tout à fait spécifique : le lieutenant nous fait mettre en fourrageurs, sabre à la main, pour foncer sur l’ennemi. Nous exécutons des simulacres de charge puis revenons alors en arrière.

Lorsque nous chargeons, les ennemis se sauvent et dès que nous faisons demi-tour, ils nous reconduisent à coups de fusil dans le dos ; pendant notre progression en avant, l’infanterie progresse par bonds puis se couche dans l’herbe ; en répétant plusieurs fois cette opération, lors de notre dernier retour en arrière, nous passons au galop au-dessus de l’infanterie qui a suffisamment progressé pour intercepter les Marocains qui ne s’attendaient pas à être ainsi décimés à bout portant.

 

Les goumiers ont parfaitement travaillé : malgré les secteurs marécageux (dayas) dont certains ont été traversés avec de l’eau atteignant la ceinture, ils ont réussi à prendre les jardins et dégagé vivement à la baïonnette les meilleures positions de nos adversaires, des étendues avec haies de cactus.

 

C’est là que nous choisissons de nous arrêter et, pendant que la colonne monte le camp, les goumiers à cheval protègent les abords du camp contre des assaillants plutôt téméraires ; l’attaque du camp dure jusqu’à la tombée de la nuit et notre défense repose sur de petits postes de garde et sur l’artillerie. Beaucoup de chameaux sont tués dans le camp et nous devrons les manger demain.

Un capitaine d’artillerie voit ses jumelles brisées par une balle au moment où il contrôle l’efficacité des tirs au canon. Elles lui ont probablement sauvé la vie.

 

Il existe maintenant une réelle émulation entre chaque unité de Goum aussi bien parmi les cadres que chez les indigènes. Le commandant Simon ne cache pas sa satisfaction mais à cette époque, les citations étaient inconnues et personne ne s’attendait à une récompense, sinon à des félicitations verbales.

 

Nous pressentons une attaque sérieuse cette nuit et, en effet, vers une heure et demi du matin, les cris et déflagrations venant des Marocains nous réveillent en sursaut.

Parmi tous ces bruits, l’on entend les you-you des femmes venues encourager leurs hommes. Pendant une demi-heure, le combat est acharné et un petit poste de légionnaires repousse les assaillants à la baïonnette. Négligeant les autres petits postes, les assaillants se ruent sur les tranchées du camp mais tombent sur les zouaves qui les reçoivent à la baïonnette ; les feux de salves ne cessent pas et le canon tire à mitraille ce qui occasionne de lourdes pertes dans leurs rangs. Enfin, les Marocains survivants s’enfuient en abandonnant leurs morts.

 

Nous voilà probablement  tranquilles pour le reste de la nuit, après  leur avoir infligé de sérieuses pertes.

Mais le 14, au point du jour, le camp se trouve cerné par les Béni Hassen.

 

Les balles fusent un peu partout sans que les tireurs puissent contrôler l’efficacité  de leur tir car un brouillard épais flotte à hauteur d’homme. De notre côté, aucune sortie ne nous semble prudente et  cette inertie, sous les balles, commence à nous énerver. Le cheval de mon officier reçoit une balle dans un boulet et une autre balle traverse ma tente où je me tiens assis et frôle l’arrière de ma veste avant de bosseler rudement le fourreau de mon sabre, à côté de mon lit.

Un cheval de goumier a la cuisse traversée et la toile de tente du maréchal des logis indigène est  percée en quatre endroits. Un sous officier indigène, imperturbable, m’interpelle et me dit : ti vois, tiens, quand j’i vois une bal  vinir, j’i rangé moi et j’i loui dit com ca, toi ti pass par là et jamais, mon ami, une bal y vinir frapper moi ! »

 

A la fin, cette attaque ne nous effraie guère plus car tout le monde se moque de la maladresse des Marocains et rend grâce à la bonne fortune de n’être jamais touché sérieusement, bien qu’un grand nombre de  chevaux et chameaux ait été blessé. Vers 10 heures, le brouillard s’évanouit et quelque obus bien placés obligent l’ennemi à aller faire du grabuge plus loin.

 

Ayant l’intention de partir à seize heures, une patrouille de reconnaissance nous signale la présence d’un gros campement ennemi à une dizaine de kilomètres en direction de Fès, en lisière de la forêt de la Mamora. En même temps arrive un contre-ordre  nous demandant de différer notre départ pour attaquer au préalable ce camp marocain, dès le 15 au matin. Nous nous réjouissons d’aller à notre tour leur sonner le réveil en fanfare.

 

A trois heures du matin, la colonne se met en marche dans le plus grand silence et, à la pointe du jour, le colonel Brulard fait prendre toutes les dispositions pour l’attaque. L’éveil étant déjà donné chez l’ennemi, mon Goum et deux pelotons du 3ème Spahis, commandés par le capitaine Foulongue, se préparent pour une charge en fourrageurs face aux groupes ennemis situés sur notre flanc gauche qui ont l’intention de nous barrer le passage, entre deux dayas. Notre charge au sabre avorte en raison des nombreux marais où nous aurions pu nous enliser et où il eût été facile aux Marocains de nous décimer.

Nous passons les marais en file et sommes obligés de nous battre à pied en nous retirant par échelons successifs car déjà nous sommes cernés et bientôt sérieusement empêtrés dans les marécages. Nos difficultés n’échappent pas aux dissidents adverses qui nous harcèlent mais heureusement, au même moment, l’artillerie a la bonne idée de commencer un feu nourri, précis et continu sur le camp ennemi d’où sortent des régiments de cavaliers tentant une dernière charge menée contre notre colonne pour faciliter la fuite de l’ensemble de la tribu dans la forêt, avec leurs biens.

Peine perdue car nous voyons les obus tomber au beau milieu de leurs lignes et nous aurions certainement fort apprécié ce spectacle si d’audacieux éléments ennemis, rampant dans les herbes, n’avaient eu l’intention de nous éliminer en tirant dans notre dos. Il a fallu les déloger au plus vite à l’aide des baïonnettes.

 

Le 3ème Goum à pied, arrivé au camp marocain, a tout saccagé et tout brûlé  pendant que le combat continuait autour de nous. Nos cavaliers et ceux des Beni Hassen font des chassés croisés en cherchant mutuellement à s’emparer de l’arme et du cheval de l’adversaire.

 

Une série de  coups de canon vient de disperser quatre groupes de cavaliers lorsque sur ma gauche, j’aperçois deux goumiers à cheval, poursuivis par des Marocains. Ces derniers  arrêtent leur poursuite avant que nous n’ayons le temps de leur tomber dessus puis une dizaine d’ennemis viennent nous saluer de leurs balles. Le maréchal des logis Quereuil, le brigadier Régnier et moi-même mettons pied à terre et faisons feu sur nos adversaires à une distance d’une centaine de mètres. Quelques coups bien ajustés qui leur tuent un homme et en blessent deux autres les poussent à rebrousser chemin.

 

C’est alors que le 3ème Goum revient de sa razzia avec un butin important et divers : des moutons, chèvres, veaux, poules, foulards de soie, couvertures de laine, fusils, sabres, pistolets, etc.…. Il va falloir partager tout cela et, de toute manière, notre popote va sûrement s’améliorer. On salive en imaginant que l’on va bien manger chacun son mouton en prévision des jours où nous n’aurons que de la farine. L’intendance va récupérer le meilleur mais il devrait nous rester des victuailles pour compenser ce qui nous a manqué jusque là et prévenir un rationnement prochain sinon une faim probable.

Nous faisons popote à trois, le caporal Serpinet, chef de section et comptable, le brigadier Régnier et moi.

Depuis 8 jours, les repas ne se composent que de kessera, sorte de galette cuite sous la cendre et pétrie par nous même, plus un morceau de chameau ou de mulet tué au combat, du riz cuit à l’eau et du café amer.

 

Ce repas très sobre et peu nourrissant, consommé dans nos petites gamelles représente le strict nécessaire. Nous ne nous plaignons pas, nous portant tous les trois à merveille et évitant de se faire du mauvais sang  puisque mourir ici ou plus loin et plus tard, c’est la même chose.

 

Le 15 mai au soir, voilà encore une colonne de renfort qui nous rejoint et nous quittons Lalla Ito, le 16 au matin, pour poursuivre notre route vers Fès où le colonel Mangin nous attend avec impatience.

 

Entrant dans une vaste plaine aux terres noires et très fertiles, je suis surpris de voir des blés aussi hauts qu’un homme. Tout à coup nous tombons sur un rassemblement d’ennemis qui restent déconcertés en nous voyant arriver de ce côté. En effet, nous nous sommes trompés de chemin et le hasard nous a mis sur leur route. La plus grande partie de ce harka était restée sur notre droite et derrière nous.

Nous faisons venir le chef marocain qui, très surpris mais rusé,  trouve plus sage de nous faire bonne figure…pour l’instant. Des guides nous accompagnent alors et, chemin faisant, ils en profitent pour converser avec leurs coreligionnaires (les goumiers) qui savent si bien se servir du Lebel.

Nous étions encore chez les Beni Hassen et ces guerriers reprochent aux goumiers leurs  manières d’agir envers eux, leurs frères. Cependant, les goumiers leurs font savoir qu’ils n’ont jamais tiré les premiers et qu’au besoin, ils sont encore capables de faire étalage de leur force, s’ils continuent  avec leurs  critiques acerbes et leur qualificatif de traîtres.

Nous ouvrons l’œil tout de même car il ne faut pas se fier aux propos rassurants de ces rebelles.

 

Un peu de pluie vient nous rafraîchir les épaules puis, après avoir traversé cette plaine, richement cultivée, nous traversons un affluent du Sebou, l’oued Beth pour camper sur la rive droite. Le passage de l’artillerie est délicat car l’oued est encaissé et il faut terrasser. L’escarpement des berges et la vase en fond d’oued forcent le génie à construire des radiers et des rampes d’accès pour les pièces d’artillerie.

 

Le 17, nous nous reposons et j’en profite pour aller à la pêche  et offrir une friture de barbeaux à mes camarades.

 

C’est le 18 mai que la colonne du général Moinier vient nous rejoindre et nous nous mettons aussitôt en route, traversant une région remarquable par la densité et la variété de la végétation (orangers, figuiers, artichauts, lupins, iris, fenouil).

 

Les fellahs viennent nous examiner sur le bord de la piste et restent ébahis devant la force que nous représentons alors. Le soir, le camp s’installe sur la rive droite de l’oued R’dom. 

 

Quittant les Beni Hassen, le 19, pour entrer chez les Chrarda, à la réputation de  guerriers redoutables, nous constatons que les douars sont dépourvus d’hommes valides. Aucune résistance pour l’instant mais nous savons qu’ils nous attendent plus loin. Progressant à travers des bosquets fleuris, en région accidentée, nous arrivons en bordure d’un oued encaissé, au fond rempli de vase, ce qui rend très délicat le passage de l’artillerie. Pénétrant dans un défilé étroit et tortueux, je pense qu’une poignée de Marocains bien décidés pourraient nous rendre  le passage meurtrier. Heureusement, aucun ennemi ne se montre et nous apercevons bientôt l’oued Sebou dont le cours est torrentueux à cet endroit.

 

Toujours en secteur de montagnes, nous arrivons dans une cuvette qui était peuplée de fellahs et couverte de céréales, il y a seulement un mois, mais l’armée chérifienne a tout pillé et brûlé. Nous continuons et nous nous arrêtons dans un secteur où abondent de grands chardons ce qui ne facilite pas le montage des tentes. Cet endroit se nomme Adjar El Aouguef. De nombreuses cigognes vivent  et se reproduisent dans cette région et on compte au moins un nid par chaumière, vision enchanteresse. Un correspondant de guerre allemand demandant au lieutenant De Mazerat le nom de ces oiseaux se vit répondre sur un ton ironique : mais des hérons, voyons !

 

Nous avons la visite du chérif d’Ouazzan, escorté de sa troupe régulière très colorée, qui nous assure de sa fidélité.

En dépeçant un veau fourni par la razzia de Lala Ito, le menu de l’unique repas pris dans la journée nous parait plus convenable.

 

Le 20 mai, on nous change de brigade ce qui attriste tout le monde car nous perdons notre bon colonel Brulard et constituons la pointe de l’avant-garde de la colonne qui se déplace au milieu de récoltes magnifiques. La route est entrecoupée de ravins et de cours d’eau et la compagnie de génie est sans cesse sollicitée.

 

En face d’une montagne couverte d’oliviers, nous apercevons de hauts minarets indiquant la présence de nombreux villages au sein de ce chaînon.

 

La progression de la colonne est  lente sur une piste difficile et nous prenons beaucoup de précautions car Fès n’est plus qu’à environ une journée de marche. Les villages, construits en dur, sont soit totalement évacués soit habités uniquement par des femmes, des vieillards et des enfants ce qui présage de durs combats à venir. La distribution des vivres de route a lieu à neuf heures du soir mais beaucoup se couchent, fatigués, l’estomac creux. Nous pensons nous rattraper à Fès dans peu de temps.

 

En se mettant en route, le matin du 21, nous sommes mentalement prêts au dernier combat avant l’entrée dans la capitale. Nous empruntons une vallée étroite, au pied du massif du Zerhoun, laissant à droite la montagne aux oliviers puis arrivons sur un pont enjambant l’oued Mikkes. Toujours à l’avant-garde et, à notre grande satisfaction, nous sommes à nouveau sous le commandement du colonel Brulard.

Quelques coups de canon tonnent derrière nous et dispersent une petite troupe de dissidents, au niveau du col de Zegotta. Au sortir de la montagne, nous débouchons dans la vaste plaine du Saïs, couverte de fenouil  et c’est peut-être là que nous sommes attendus. Nos patrouilles fouillent avec ardeur les secteurs boisés et les plis de terrains mais ne rencontrent qu’une petite troupe de cavaliers se dirigeant vers nous au galop. Ils viennent de la casbah de Ras el Ma et nous apprenons que la harka c'est-à-dire l’ensemble des forces ennemies, campait là, le matin même.

 

Nous mettons alors quatre pièces en batterie sur la casbah pour nous assurer qu’elle n’est plus occupée. Le commandant Bremond, de la mehalla chérifienne, entendant la canonnade vient à notre secours et se trouve stupéfait de constater que la plaine est dépourvue d’ennemis.

 

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Published by Hoursentut - dans Histoire coloniale
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